Sentier d'art environnemental

Vendays-Montalivet

La ville de Vendays-Montalivet inaugure son premier sentier d'art environnemental en 2021. 

Le concept Terra Medoca est porté par  Aléa, une association de sensibilisation à l'environnement par l'art.

Carte du sentier d'art à Vendays Montalivet

Exemples de balades et petites randonnées pour découvrir le sentier

 

Toutes les œuvres du Terra Medoca Vendays-Montalivet

Le silence des oiseaux de Bastien Campistron, édition 2025

Savoir s'émerveiller  de Jeanne Alberte Allard, édition 2025

Vivre le Médoc en couleurs, de Pauline Beugniot

Embrasements  de Delphine Trentacosta, édition 2025

Le sentier des oiseaux de Pauline Beugniot

Lagremar de Catherine Lacroix

Les 111, d'une pointe à l'autre de Delphine Trentacosta

La caudale de Catherine Lacroix

Plumes de plastique, oeuvre collective Aléa

Cordages, de Klasien Boulloud

Frugalité et transmission de Vincent Richeux


Triblue de Cyril Art


Logo à la sauce Régénération de Mickael Mourgue


Moana, Djé


Le serpent Meugas, Max Manizan


HO, l'homme oiseau, Marie-Neige Degrendel

Le calup des marais, Karine Bénard

Méditation florale de Delphine Trentacosta

L'angelus, d'Alben

Le sentier se décline autour cinq pôles 

Lagremar de Catherine Lacroix
Triblue de Cyril Art
Moana de Djé
Street art, fugacité et transmission De Vincent Richeux

Au front de mer Montalivet 



Les 111, d'une pointe à l'autre, de Delphine Trentacosta
Cordages, de Klasien Boulloud
Caudale de plastique, de Catherine Lacroix
Un logo à la sauce Régénération
Oiseaux augmentés, plumes de plastique, œuvre participative Aléa

Autour de la Maison du patrimoine Montalivet 

Le sentier des oiseaux, Pauline Beugniot
Savoir s'émerveiller, Jeanne Alberte Allard
Le silence des oiseaux, Bastien Campistron

A l'entrée de Montalivet


Meugas,  serpent dragon de Max Manizan
Le calup des marais, Karine Bénard
HO, l'homme oiseau du Nibor
Méditation florale, Delphine Trentacosta
 

Au pont de la Brède et à l'aéroport 

Vivre le Médoc en couleurs, de Pauline Beugniot
Embrasements de Delphine Trentacosta
L'Angelus d'Alben
Street art, fugacité et transmission De Vincent Richeux

Dans le bourg de Vendays



 

Front de mer Montalivet

Lagremar* de Catherine Lacroix

 Ceci n’est pas une poubelle !!

C’est une œuvre collaborative et participative. Conçue par Aléa, designée par Lalou Multi et habillée par Catherine Lacroix.

Les promeneurs, au gré de leurs balades, ramassent des déchets déposés sur la plage par les marées, et viennent les déposer dans ce globe. Le globe se remplira progressivement et par cette action collective, tout le monde aidera à sensibiliser à l’urgence de générer moins de déchets, pour éviter que cette planète ne devienne une poubelle.
 

 

"Ma posture pour ce projet est celle d’une personne qui n’est pas engagée au sens militant actif du terme mais concernée car vivant et travaillant dans la presqu'île du Médoc, soucieuse de la préservation de cet environnement exceptionnel tout en ayant connaissance et conscience de l’impact de cette ère de l’anthropocène sur la planète et même sur l’espace concerné.

J’ai choisi de cheminer par le concept de la collapsologie qui amène à traduire plastiquement une catastrophe inéluctable et je pense que cela a déjà été fait suffisamment pour essayer de donner à penser d’une manière plus positive, poétique, esthétique. 

Je suis repartie simplement de la goutte d’eau, point de départ du grand tout , infime mais essentiel élément. Ambivalence de la forme qui peut être aussi vue comme une larme, des larmes pour dire quelque chose de la situation de notre planète.

Je souhaite plutôt mettre l’accent sur les actions possibles , dans le sens du proverbe « les petits ruisseaux font les grandes rivières », la

participation de chacun à son niveau même modeste. Cela m’a amenée à la légende amérindienne du colibri, reprise par Pierre Rabhi, fondateur du mouvement des Colibris.

Mon idée est donc une reprise de l’idée « chacun doit faire sa part » traduite par un grand nombre de gouttes d’eau disposées comme une installation sur la sphère , de tailles différentes pour symboliser la multiplicité des actions possibles.

Les continents sont représentés en liège, mâle et femelle pour avoir une variété de matière mais aussi pour représenter l’indispensable diversité. Les océans sont peints avec des pigments bleus."

Moana de Djé

Cette sculpture est à elle seule l’expression de la puissance, de l’attachement, et aussi de la nécessité de prendre soin de l’océan, source de vie. La caudale évoque la force des baleines, puisque cette nageoire leur sert de propulseur.  Le pin, qui donne corps à cette sculpture, inscrit l'œuvre dans l’environnement local, dans cette forêt façonnée par l’homme où l'agroforesterie dialogue avec l’écosystème pour un développement durable des milieux. Les dessins tribaux qui rappellent l’art des tatouages Maori, évoquent la proximité des cultures humaines avec l’océan. En polynésien, Moana signifie océan ou grande étendue d’eau. Face à l’Océan Atlantique, cette caudale magistrale porte notre attention sur le  fait que les baleines jouent un rôle très important dans la régulation des écosystèmes océaniques et qu’il est primordial de travailler à leur préservation.

20 ans en Afrique, 24 ans dans le Médoc. Djé est un autodidacte. Après quelques expériences dans différents boulots et n’ayant pas, un jour,  les moyens d’acheter un présent à une amie, il fabrique une petite salamandre en bois. C’est le déclic. Depuis, il ne s’est jamais arrêté. Chaque nouvelle œuvre est pour lui une découverte, une nouvelle exploration. Les essences de bois, les formes, figuratives ou abstraites, les impressions, tribales ou brutes, Djé construit son style, son identité d’artiste, au gré des bois qu’il sculpte.
Djé Art's  dans Facebook

 Triblue de Cyril Art 

L'oeuvre "triblue" est inspiré de l'art kanak avec des influences africaines.Dans la culture kanak, le totem a une place centrale. Tout clan se réfère à un ensemble totémique, élément du monde naturel, qui est à la fois gardien et protecteur.  Également, dans certaines croyances africaines, le totem crée un lien, entre les animaux ou les végétaux et les groupes ou individus d'un clan. Le totem est sacré.Cette série Triblue par ses couleurs et son matériau, en robinier, propose une passerelle entre l’individu qui s’en approche et la nature environnante : l’océan, les végétaux, le ciel. Il  invite aussi à prendre soin, à protéger cette nature.
 

Sculpteur sur bois autodidacte, né à Auxerre, il commence la sculpture lors de ses voyages entre deux saisons à Lacanau. 

.  

 Asie, Australie, Afrique et les îles de l'océan indien. Après un dernier trip en Afrique du Sud, où il séjournera un peu plus de 2 ans, il s'installe définitivement à Lacanau. Il réalise de nombreux trophées de surf et expose entre Bordeaux et Biarritz.  

https://www.instagram.com/artlacanau/?hl=fr

Frugalité et transmission de Vincent Richeux

La mise en avant de la culture est primordiale dans le territoire. C'est une source indéniable de lien social, de mise en avant du patrimoine voire même un levier économique source de revenus et d'emploi. Décorer les blocs EDF, infrastructures qui font partie de nos paysages et symbolisent les exigences d’évolution de nos modes de consommation énergétique, est un moyen de sensibiliser à la fois au beau et à la fragilité de nos espaces. Je suis toujours honoré d'attirer l'attention, via des œuvres Street art, sur un lieu ou un objet qui était jusque là, dégradé ou invisible. L'accumulation de mots clé rattachés au terroir médocain est ce rappel de notre identité environnementale, sociale et culturelle. Ce savant et subtil mélange entre terre, vent, forêt et océan. Entre cannelé, vin et chocolatine ;-) Parce qu'on est "gavé bien" en pays Médoc !Le street est un art partagé, qui produit des œuvres éphémères, fugaces parfois. 
 

Chaque artiste peut venir compléter ou transformer ou couvrir une œuvre déjà réalisée. C’est le phénomène de la stratification, des couches qui s’ajoutent les unes aux autres, de l’empilement des savoirs, de la transmission entre artistes et avec le public. De la création même qui se nourrit des artistes et des œuvres d’avant. De la terre qui se construit sur les sédiments d’avant, de l’interdépendance, du renouvellement, de l’origine, de la source…. à préserver. 

 Vincent Richeux 

est né en 1974. A 27 ans il décide de donner une autre coloration à sa vie et de prendre un chemin de traverse parce que « L’art est plus important que la vie ».Et parce qu’un soir de vernissage, un collectionneur glisse au creux de son oreille  « L’école des autodidactes est la seule qui ne fermera jamais », il n’a plus posé ses pinceaux et ses bombes depuis 20 ans. Il tire son inspiration depuis plusieurs années du monde animal et de la pop culture de son enfance. Son travail animalier, subtil mélange de peinture à l’huile et de bombe aérosol, est résolument tourné vers la captation des émotions et des sentiments à travers les regards. 
 

La série Street Art est, elle, plus tournée vers une ode à l'esthétique graphique et télévisuelle des dernières décennies. Il réalise de nombreuses expositions en France et à l’étranger.Il vit et travaille aujourd’hui dans le Médoc de la  côte atlantique.
https://vincent-richeux.fr/ 

Autour de la Maison du patrimoine, Montalivet

Les 111, d'une pointe à l'autre, de Delphine Trentacosta

Cette fresque monumentale de 111 mètres réalisée par Delphine Trentacosta, photographe engagée médocaine, est la première œuvre installée dans ce programme de sentier d’art environnemental Terra Medoca. 

C’est une photographie des 111 kilomètres du littoral de la Pointe de Grave jusqu’au Cap Ferret.

“Photographier, c’est écrire avec la lumière…”

... Mais pour moi,  la mise en lumière n'est révélatrice que si elle est utile."



 

Diplômée de l’Ecole nationale supérieure de la Photographie d’Arles en 1994. Vit et travaille à Montalivet depuis 1997. Travail personnel sur l’inventaire, le patrimoine et l’environnement particulièrement en Médoc.
 


Cordages, de klasien Boulloud

La mer a lavé ces cordes et filets perdus par les pêcheurs.

Les tempêtes les maltraitent, les  tourbillonnent.

Le ressac les pose sur la plage après une rude vie.

Ce matériau, perdu ou arraché par l’océan se transforme en « œuvres »

faisant réfléchir à ce que nous donne la nature et aux rudes travaux des travailleurs de la mer.

Les activités humaines souillent les ruisseaux, les rivières, les fleuves et ses déchets  viennent s’échouer pour partie sur les plages. Les activités de pêche sont aussi pourvoyeuses de déchets. Un gant tombé, des cordes qui rompent, des seaux qui basculent par-dessus bord. Comme l’évoque Klasien Boulloud, les conditions de leurs activités sont rudes et même s’ils sont sensibilisés et acteurs de la lutte contre les déchets dans l’océan, ils ne peuvent pas parer à tout. la réduction des déchets à la source reste l’objectif le plus cohérent pour diminuer leur impact toxique sur la faune, la flore et les humains. 

Le savez-vous ?  La durée de vie d’une corde faite à partir de plastique est supérieure à 600 ans. Celle d’une corde faite en coton est de 1 à 5 mois. Cordages est aussi une invitation à transformer nos pratiques, nos habitudes.






 

KLASIEN BOULLOUD, est une artiste plasticienne qui exerce la gravure, la peinture, le collage. Elle réalise des livres d’artiste, uniques et poétiques.

Elle navigue entre son atelier d’Orsay et celui de Montalivet.

https://www.instagram.com/klasienboulloud/


Caudale de plastique, de Catherine Lacroix

Le choix de Catherine Lacroix de créer une caudale de baleine en bouteilles de plastique n'est pas simplement esthétique, même si le mouvement de l'œuvre propose des courbes si parfaites.


Ce choix est bien sûr très symbolique car ces grands animaux marins meurent aussi de nos déchets. 


Cette œuvre a été réalisée dans un atelier participatif J’aime Mon littoral organisé par Aléa en 2016.

Oiseaux augmentés, plumes de plastique

Œuvre temporaire, collective et participative

Ces plumes ont été réalisées à partir de déchets marins collectés sur les plages de Montalivet Lors d’ateliers participatifs.

Elles sont une allégorie de l’envahissement de la nature, plus particulièrement de l’océan, 

par les déchets produits par les humains et de l’impact sur les oiseaux. 

Les déchets marins ont été jetés dans l’océan ou sont arrivés par les cours d’eau, les égouts, les fossés…

80 % proviennent des activités à terre.

De nature et de tailles différentes : équipements de pêche, d’ostréicoluture, filets, mégots, cotons-tiges, bouchons, couvercles, jouets de plage… emballages… perles de sirènes ou pellets de plastique qui servent à la fabrication des objets

Les produits en plastique constituent 86% des déchets retrouvés sur le littoral métropolitain et 23% sont constitués de produits en plastique à usage unique. source 2021 https://www.ecologie.gouv.fr/ 

Près de la moitié des produits faits à partir de plastique deviennent des déchets en moins d’un mois.

Nos pratiques au quotidien impactent directement la pollution des océans. Une lessive de 5kg de vêtements entraîne le rejet de 6 millions de microfibres dans les eaux usées.


Les oiseaux de mer ingèreraient chaque année autour de 100 tonnes de plastique.

95 % des fulmars boréaux retrouvés morts sur les plages de la mer du Nord ont des déchets dans l’estomac, le tube digestif bloqué, abîmé ou enflammé.

Les microplastiques contaminent aussi les poissons. Ceux qui évoluent entre 200 et 1000 mètres de profondeur dans le Pacifique Nord absorbent de 12 000 à 24 000 tonnes par an de microplastiques. Source Atlas du Plastique Fondation Heinrich Böll, Fabrique écologique et Zero Waste France , Break Free From Plastic, 28 février 2020

Et si c’était vous…

On estime à 0,31g la quantité de plastique ingérée par les oiseaux. Par équivalence, cela équivaudrait à 31g chez un humain.


Oeuvre réalisée avec les citoyens de la commune de Vendays-Montalivet, du Médoc et d’ailleurs dans le cadre du programme J'aime Mon littoral de l'association Aléa et qui est destiné à nourrir la conscientisation environnementale.

Basée à Vendays-Montalivet, cette association est active depuis 2013. Elle a été créée pour agir dans la valorisation du littoral et sa protection à travers des initiatives culturelles et artistiques, ateliers, expositions.

https://www.alea-asso.fr/ 

 

Logo Mikaël Mourgue

Œuvre participative 

Création de l’identité / logotype de la commune de Vendays Montalivet à la sauce Régénération…

Comment sensibiliser et faire réagir le plus grand nombre à ce problème de pollution de notre environnement et de nos plages par le plastique et arriver à transmettre une nature plus propre et saine à nos enfants ?
“RÉGÉNÉRATION” propose dans son processus créatif et de communication, des ateliers participatifs ouverts à tous à des fins de sensibilisation. Ici il s'agit de réaliser l’identité de la commune de Vendays Montalivet en utilisant les déchets de la pollution plastique récoltés sur nos plages du Médoc ; d’attirer l’attention, de communiquer la problématique et de faire parler de ses actions grâce à ses créations originales, colorées et engagées...


Un atelier artistique eco-engagé pas comme les autres !

Merci aux participants, à Aléa et à la commune de Vendays/Montalivet pour son engagement écologique !

Mikael Mourgue / Designer et fondateur de

Régénération "The Beach attitude"

Entrée de Montalivet

Le silence des oiseaux, de Bastien Campistron

En Médoc, comme partout, les oiseaux occupent une place importante dans les 

écosystèmes, notamment en zone littoral avec les flux migratoires de plusieurs espèces.

Les oiseaux contribuent à réguler les populations d’insectes et de rongeurs. Ils participent à la dissémination des graines et dans la chaîne alimentaire, ils sont la proie d’autres espèces animales. 

Les oiseaux constituent de véritables baromètres de la santé d’un territoire.


Selon un rapport de l’organisme  BirdLife International publié en 2022, l'effondrement de la diversité des espèces se fait sentir, ici comme ailleurs. Or les menaces qui pèsent sur les populations d’oiseaux sont liées aux activités anthropiques (dues à l'existence et à la présence d'humains). Des menaces qui peuvent directement sur les espèces elles-mêmes ou sur la dégradation et la perte de leurs habitats. L’impact du dérèglement climatique, déjà perceptible, risque de s’aggraver et impacter l’aire de répartition de certaines espèces ou encore des déclins importants de populations.

Pour autant des solutions existent pour pour enrayer le déclin des populations d’oiseaux parmi lesquelles( en plus des actions qui limitent la destruction directe), la protection et la gestion des sites importants pour les oiseaux et la biodiversité, la restauration des écosystèmes endommagés, l’éducation et la sensibilisation pour renforcer la prise en compte de la biodiversité dans les activités humaines ainsi que l’idée que la protection de la santé de l’homme passe par celle de l’animal et de leurs interactions.


Ce n’est pas parce qu’ils sont petits, qu’ils doivent disparaître en silence ! Cette exposition rend hommage à leur grande beauté et à leur présence dans nos vies.



 Bastien Campistron vit dans le sud-ouest au cœur du Sauternais.


Fasciné par la vie sauvage depuis bien des années, il a tout fait pour être le plus souvent au contact de la nature, d’un  BTS gestion et protection de la nature à la sensibilisation du grand public, pour faire aujourd’hui de sa passion un métier, celui de photographe animalier.

Une silhouette, une lumière, un échange de regards avec les animaux sauvages.

Tous ces moments privilégiés, éphémères, lui donnent la sensation d’être dans le vrai, d’être vivant.

Il travaille sur une presqu’île que l’on appelle l’île de Raymond, dont il a la garde afin de la restaurer écologiquement et de suivre ce qui s’y passe, pour sauvegarder les écosystèmes présents. Quand il quitte ce bout de terre, l’observation de la nature continue avec cette fois-ci, un compagnon de voyage : son appareil photo.

Loin des hommes en solitaire, il passe des moments merveilleusement intenses dans la nature. Mais il a tout autant envie de partager chacun des moments vécus avec le plus grand nombre ; de montrer au monde à quel point la vie sauvage est partout autour de nous, qu’elle est importante pour notre bien-être et qu’il faut la protéger.

Il a l’espoir que ses images donnent envie d’une vie harmonieuse entre humains et le monde sauvage.


Bien caché dans sa tenue de camouflage, il se coupe de la société pour s’abandonner, s’effacer dans le paysage, se connecter au plus petit et au plus imposant de cette nature animalière magnifique et facétieuse, parfois trop rare.



Savoir s'émerveiller, de Jeanne Alberte Allard

Jeanne-Alberte Allard, dite Soeurette, est née le 23 juillet 1920 à Vendays à l’orée des bois. Dans cette famille où l’on parlait encore le patois, le père était résinier, la mère qui s’occupait des enfants aidait aussi son mari à ramasser la résine.
Soeurette grandit au milieu de la nature. A l’école, elle fut contrainte de parler le français officiel et national mais nourrit toute sa vie un goût pour ce gascon si chantant et évocateur.
En 1978, quelques membres du club du 3ème âge de Vendays, comme André Lambert ou Soeurette Allard, se sont réunis pour parler entre eux la langue du pays.
Petit à petit, le groupe s’est étoffé avec des gens qui venaient des communes voisines, jusqu’à créer le 20 avril 1998 l’association Les Tradinaires.
C’est un néologisme inventé par analogie entre leur mission de perpétuer l’occitan, version gascon-médocain, faire revivre la langue médoquine et l’idée d’eau qui chemine souterrainement. Le mot dérive
donc de «tradin», qui a le sens d’eau souterraine. Cela désigne dans cette région côtière des eaux qui traversent le cordon de dunes littorales pour resurgir parmi une végétation de roseaux et de ligneul sur la plage océane.
 

Soeurette Allard, comme les autres membres de l’association s’est attachée à faire vivre cette langue à travers des récits, des poèmes qui contaient son pays, ses paysages et les sensations qu’elle y éprouvait.
Poétesse ou conteuse, Soeurette disait le vivant, décrivant des images, des instants, les manières dont elle percevait l’extérieur avec des mots simples, choisis, rejetant toute forme de prétention littéraire, préférant des mots ordinaires. 

 

Dans cette poésie du quotidien, elle disait aussi les métiers, les rires du village (ou de l’Hôtel restaurant Les voyageurs qu’elle avait repris avec Jeannot son mari), des instantanés de vie familiale, autant de textes en prose ou en vert que l’association a compilé dans un livre A ma hinèstra / A ma fenêtre, des textes écrits entre 1979 et 2008, pour “ne pas laisser tomber dans l’oubli de si belles paroles”. 

Jeanne-Alberte Allard entremêlait des mots comme la nature entremêle le vivant.

Et comme le rappelle Régine Ardilley, si Jeanne-Alberte “peint la nature, un de ses sujets préférés, des objets, la langue, avec toute la sensibilité qui la caractérise [...] plus de la moitié de ces poèmes dévoilent des sentiments intimes, profonds. Est-ce son vécu personnel ?” Ils sont en tout cas à découvrir dans cet ouvrage publié aux Editions de l’Estuaire.
Soeurette s’est éteinte le 20 avril 2010.
Aléa et Les tradinaires ont souhaité installer ces textes là où ils sont nés.

https://leseditionsdelestuaire.wordpress.com/
Les Tradinaires

Le sentier des oiseaux, de Pauline Beugniot

Le sentier est un lieu de passage naturellement harmonieux, entretenu par l’Office national des Forêts, pour les habitants et les vacanciers, mais aussi pour la protection de sa faune et de sa flore.

Dans le travail proposé ici, s’approprier et s’inspirer de la nature sont deux notions importantes. L’environnement mis en avant devient le support principal des œuvres qui l’habitent.L’artiste vient alors s’appuyer sur des éléments existants afin de lier sa pratique artistique à l’espace naturel.
Il ressort de ce sentier une forte sensation de cycle, de passage et de mouvement.L'artiste vient modestement ajouter une touche de poésie graphique et colorée.Au même titre que chacun se fraie sa place au sein de la forêt, respectueusement, l’artiste vient déposer ses œuvres.L’artiste a dessiné et découpé les formes en atelier et s’est laissé l’opportunité de créer sur place, à partir d’une palette de couleurs, en fonction des troncs et des souches, des éléments naturels sur place.
 

Afin de garder une cohérence sur l’ensemble du sentier, des plumes sont disséminées sur plusieurs arbres.A l’entrée et à la sortie, les promeneurs sont accueillis par des oiseaux majestueux qui invitent à découvrir la suite et symbolisent cette notion de mouvement.Le Geai des chênes est un oiseau sédentaire mais considéré comme migrateur partiel pour ses populations du nord de l’Europe.La Huppe fasciée quant à elle, migre vers l’Afrique aux premiers frimas.Sédentaires et migrateurs partagent ce même espace, harmonieusement. 

 

Cette artiste peintre, née en 1985, a hérité de son père ses passions (le surf et la gravure), son goût pour l’enseignement, ainsi que son atelier dans lequel elle pratique dessin, peinture et gravure. 


Son expression plastique se cristallise dans une production à la fois figurative et abstraite. 


L’œuvre de Pauline Beugniot est un hommage coloré à la nature, elle cherche à activer nos sens pour exacerber nos ressentis et partager un état contemplatif ; une manière de nous rappeler que nous sommes vivants.


Son travail est diffusé à la fois dans des expositions et également à l’occasion de festivals. 

Au pont de la Brède, les marais

Le serpent dragon Meugas de Max Manizan 

“Je suis fils de Terre Mère, messager du cycle de la vie, à l’image de ma peau qui se renouvelle, je suis le gardien de l’arbre de la connaissance, compagnon de l’éternelle création, je délivre le caractère immuable du temps par la fin de chaque cycle, je suis le lien entre le ciel et la terre, comme la lune agit sur les eaux, j’ondule et viens à toi le temps d’une renaissance.”
Ce serpent est né à l’origine pour l’exposition de plage Marée basse en 2017. Il est entièrement réalisé en bonbonnes de gaz et orné d’un bois de cerf trouvé en forêt de Vendays. 
Meugas est un lieu-dit de Vendays-Montalivet. Son origine en gascon occitan reste un mystère.

Max Manizan 

Enfant du pays, j’ai appris à nager dans le chenal du Gua, au milieu des marais de Vendays-Montalivet. Adulte, devenu charpentier, j’ai reproduit un calup en bois, avec l’aide des anciens du village. La reproduction installée au Pont de la Brède est un moulage de mon calup. Ces petites barques à fond plat servaient à parcourir les marais peu profonds.Je suis revenu à la terre mais désormais pour la cultiver, comme maraîcher bio.En tant qu’artiste, je travaille le bois, je le transforme, le réinvente.  C’est mon souci permanent de protéger notre environnement et de le conserver qui m’ont conduit à questionner d'autres matériaux, pour eux aussi les transformer et les rendre  aux milieux naturels, in situ. J’ai fait mienne la maxime “Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme".    

Réaliser des oeuvres in situ avec des matériaux d’ailleurs accentue par le décalage, le questionnement sur le milieu, oblige à regarder autrement la nature qui environne l’oeuvre et renforce ainsi le lien par le regard.
Max Créations FB 

H.O l'homme oiseau du Nibor

L’Épopée de l’Homme Oiseau 

Banni par les siens, H.O. s’est envolé d’îles lointaines, pour fuir des terres hostiles, a traversé mers et océans, suivi quelques courants migrateurs pour échouer en Calup sur les côtes de Montalivet. Il  s’est posé en  terre inconnue à la découverte d’une contrée semi-sauvage, de forêt et de marais… Au bord d’un chenal, il a croisé un serpent dragon, surgissant face à lui… inspirant… L’invitant à se poser là pour devenir lui aussi, un guerrier protecteur des marais.


Cette sculpture de métal monumentale, puisqu’elle mesure 2,18 m de hauteur et 1,78m d’envergure, a été réalisée à partir d’objets, d’outils, et de pièces d’acier et de fer, recyclés, re-façonnés et assemblés par soudure à l’arc.



Le Nibor

H.O. est un guerrier niborien des marais créé entre les mois de février et avril 2023 par le Nibor.
Sculpteure métal et plasticienne de Vendays-Montalivet, le Nibor  ne travaille qu’avec des pièces métal récupérées.Elle leur donne une nouvelle vie en créant des personnages ou des animaux (surtout des oiseaux) imaginaires dans la légende du roi Nibor… Par certains aspects, le travail du Nibor peut être rattaché à l’art du recyclage qui cherche à montrer que  les composants obsolètes de nos poubelles peuvent entrer dans un processus de création. L’art récup c’est aussi l’art du détournement, de la transformation.
lenibor.fr 

Le calup des marais | Karine Bénard 

 En Occitan, le calup désigne  une barque à fond plat qui servait à se déplacer dans les marais peu profonds. Cette sculpture est issue d’un double travail. Elle a tout d’abord été moulée dans le dernier calup en bois fabriqué dans le village, par Max Manizan avec l’aide des anciens, lorsqu’il est lui-même, devenu charpentier.  Max est l’auteur du serpent dragon installé en face. Ce calup ici installé est une évocation aux temps d’avant lorsque les marais étaient au cœur de la vie locale.Il est aussi l’oeuvre de Karine Bénard qui vient embellir et ajouter un autre sens, par des évocations de la faune et la flore locale, par des couleurs la diversité des milieux avoisinants : zones humides, forêt…. La délicatesse des traits et des couleurs parlent aussi d’une certaine fragilité, mais surtout d’une poésie, sans cesse réinventée par les éléments naturels, par le soleil, par la lumière. Cette présence d’un bateau figure également l’impact de l’homme et renforce l’idée qu’il est lui aussi un élément à part entière de cette nature.


Karine Bénard

Diplômée de l'école Estienne des Arts et Industries graphiques avec une spécialisation en reliure-dorure, Karine Bénard a toujours aimé dessiner sur différents supports en utilisant diverses techniques que ce soit les crayons, pastels, aquarelles, peintures acryliques, huiles et les aérosols qu’elle utilise au gré de ses humeurs et de ses envies.Elle peut tout aussi bien s'exprimer dans le figuratif comme dans l'abstrait.Karine Benard vit et travaille en Médoc.La nature est pour elle une source d’inspiration permanente, y compris pour des œuvres en street art. Elle aime réinventer et recomposer cette nature dans des explorations parfois fantastiques voire fantasmagoriques.  https://kb-art-1.jimdosite.com/ 

Méditation florale de Delphine Trentacosta

Une série de créations photographiques en forme de mandalas, réalisées à partir de photographies macroscopiques de fleurs, prises dans les différents biotopes de Vendays-Montalivet, pendant les confinements, et travaillées, composées sur ordinateur. Dans sa dimension répétitive et organisée, le mandala fait ressortir les liens entre les différents aspects éveillés et non-éveillés de notre expérience avec la nature.  Il sert d’appuie à une représentation d’une cosmogonie, la construction de l’univers visible et invisible, le monde dans son ensemble et sa totalité. 

“Ce recentrement contraint et forcé que nous a imposé ce virus m'a amené à travailler sur cette nature proche et banale et en révéler sa beauté et sa variété. Des exercices photo quotidiens que je m’imposais, comme des mantras pour exercer mon oeil et mon esprit à rester éveillée et sensible car il n’y a pas meilleurs guérisseurs que Dame Nature.

A Vendays, dans le bourg

Embrasements de Delphine Trentacosta

Lorsque le soleil décline, il embrase de ses lumières chaudes l’arrière-pays. La série «embrasements» est constituée d’assemblages d’images qui révèlent à la fois le paysage présent, ici forêt, marais et plage,
auxquels se superpose un sunset, qui noie le biotope de lumière et d’eau...
Faisant écho au changement climatique qui s’accélère et fait évoluer plus vite qu’on ne l’imaginait notre environnement, la photographe Delphine Trentacosta continue à travers cette série poétique, sa quête
sur la morphologie des paysages médoquins et leurs évolutions dans le temps, sur les risques qui se superposent, s’additionnent, se sur ajoutent.
Risque d’incendie.
Superposition Sunset plage du CHM / Forêt du lieu dit “l’impasse”, fermée pendant l’été 2022 suite aux sécheresses et incendies en Médoc.
Cette forêt de pins, plantée et gérée afin d’assécher un territoire historiquement marécageux paraît pourtant bien fragile face aux incendies, sécheresses inédites ou tempêtes dévastatrices.
Risque d’érosion
Superposition Sunset plage de Montalivet / Bunker plage de Vensac
Les bunkers sont des témoins mouvants de l’érosion galopante sur certains endroits de notre côte atlantique. Construits il y a 80 ans pendant la Seconde Guerre mondiale, ils étaient alors juchés sur les dunes et cachés dans la forêt. Aujourd’hui, certains sont des vaisseaux sous-marins servants de refuge à la faune locale... d’autres n’en finissent plus de se désagréger / s’étioler sur le sable, au gré des tempêtes et des
reculs du cordon dunaire..


 

Risque de submersion
Superposition Sunset plage sud de Montalivet / Marais de la Perge
Vue du ciel, les marais, ces vastes étendues anciennement pâturées sont aujourd’hui à la fois réserve naturelle et lacs de chasse à la tonne. Ils constituent une zone tampon essentielle pour la biodiversité et servent à absorber les surplus d’eau.
Ils sont également soumis aux risques engendrés notamment par la montée des eaux, aux risques de ruptures de digues de protection sur l’Estuaire de la Gironde, à la salinisation des nappes phréatiques.

“Une lumière d’or chasse l’indigo vil, Inondant d’espoir et de renouveau. Fébrile A lever son disque au zénith, elle éclabousse D’orange et d’éveil sous sa fabuleuse course.” Elé

Delphine Trentacosta, photographe engagée, vit et travaille dans le territoire médocain depuis 1994. Elle travaille sur le patrimoine naturel et culturel local. Son parcours est à la fois photographique et activiste.
“Les 111, d’une pointe à l’autre” qui dresse un portrait panoramique sur l’état du littoral girondin en montrant sa beauté et sa fragilité est un des projets que la photographe a mené grâce au soutien de l’association
Aléa, (art littoral et environnement en Aquitaine) et il fait écho à son action “abscisse 111, longue marche sur ce même littoral, effectuée en 1994 et destinée à sensibiliser déjà à la pollution marine !
Son engagement sur le terrain notamment avec l’association Alea depuis 2013 lui permet de sensibiliser un large public en menant diverses actions où se mêlent l’art et l’environnement car pour elle l’art se doit d’être utile.
delphine-trentacosta.fr


Vivre le Médoc en couleurs, de Pauline Beugniot

Dans le cadre du projet artistique et environnemental Terra Médoca, j’ai eu le plaisir de mener une intervention auprès des deux classes de moyens/grands de l’école maternelle de Vendays. Accompagnée  de deux professeures des écoles particulièrement investies, nous avons conçu ensemble une démarche artistique participative, ancrée dans l’environnement local.

L’objectif : réaliser une œuvre murale en triptyque qui prenne place dans l’école.
Pour cela, nous avons mis en place une série d’ateliers d’arts plastiques, mêlant exploration des couleurs, des graphismes, et du rythme de
la composition. Tout en restant connectés au thème des paysages médocains, les enfants ont expérimenté librement, apportant à l’œuvre
finale leur sensibilité, leur énergie, et cette spontanéité si précieuse propre à leur âge.

Ce projet a été une belle aventure collective, marquée par l’écoute, la collaboration et la joie de créer ensemble. Un grand merci aux enseignantes pour leur confiance et leur engagement, et bien sûr aux jeunes artistes pour leur participation lumineuse.

Pauline Beugniot, artiste peintre et dessinatrice née en 1985, puise son inspiration dans les paysages de la côte Atlantique et la culture du
surf. Diplômée en Arts Plastiques de l’Université Bordeaux Montaigne, elle développe une œuvre mêlant techniques variées telles que l’acrylique, la gravure et les outils graphiques, sur des supports comme le bois et le papier. Son travail, influencé par ses voyages et sa passion pour le surf, reflète une quête d’harmonie entre l’homme et la nature. Enseignante en gravure, elle partage également son savoir-faire, ancrant sa pratique dans une démarche de transmission et de partage.

Son travail témoigne de son engagement pour un art qui relie, qui dialogue avec les lieux et les êtres, et qui invite à voir autrement ce qui nous entoure.

pauline-beugniot.com

Frugalité et transmission de Vincent Richeux

La mise en avant de la culture est primordiale dans le territoire. C'est une source indéniable de lien social, de mise en avant du patrimoine voire même un levier économique source de revenus et d'emploi. Décorer les blocs EDF, infrastructures qui font partie de nos paysages et symbolisent les exigences d’évolution de nos modes de consommation énergétique, est un moyen de sensibiliser à la fois au beau et à la fragilité de nos espaces. Je suis toujours honoré d'attirer l'attention, via des œuvres Street art, sur un lieu ou un objet qui était jusque là, dégradé ou invisible. L'accumulation de mots clé rattachés au terroir médocain est ce rappel de notre identité environnementale, sociale et culturelle. Ce savant et subtil mélange entre terre, vent, forêt et océan. Entre cannelé, vin et chocolatine ;-) Parce qu'on est "gavé bien" en pays Médoc !Le street est un art partagé, qui produit des œuvres éphémères, fugaces parfois. 
 

Chaque artiste peut venir compléter ou transformer ou couvrir une œuvre déjà réalisée. C’est le phénomène de la stratification, des couches qui s’ajoutent les unes aux autres, de l’empilement des savoirs, de la transmission entre artistes et avec le public. De la création même qui se nourrit des artistes et des œuvres d’avant. De la terre qui se construit sur les sédiments d’avant, de l’interdépendance, du renouvellement, de l’origine, de la source…. à préserver. 

 Vincent Richeux 

est né en 1974. A 27 ans il décide de donner une autre coloration à sa vie et de prendre un chemin de traverse parce que « L’art est plus important que la vie ».Et parce qu’un soir de vernissage, un collectionneur glisse au creux de son oreille  « L’école des autodidactes est la seule qui ne fermera jamais », il n’a plus posé ses pinceaux et ses bombes depuis 20 ans. Il tire son inspiration depuis plusieurs années du monde animal et de la pop culture de son enfance. Son travail animalier, subtil mélange de peinture à l’huile et de bombe aérosol, est résolument tourné vers la captation des émotions et des sentiments à travers les regards. 
 

La série Street Art est, elle, plus tournée vers une ode à l'esthétique graphique et télévisuelle des dernières décennies. Il réalise de nombreuses expositions en France et à l’étranger.Il vit et travaille aujourd’hui dans le Médoc de la  côte atlantique.
https://vincent-richeux.fr/ 

L'Angelus d'Alben

L'Angelus réinterprété

L’Angélus, est une proposition de réinterprétation du tableau de Jean-François Millet peint au milieu du XIXème siècle. En plein travail des champs, deux paysans ont posé leurs outils pour prier en l’honneur de la naissance de l’enfant. Le tableau possède un second sens, que Dali chercha à comprendre.

Ce tableau l’angoissait et l’attirait profondément sans qu’il ne sache pourquoi.

Dali voyait intuitivement dans la toile originale, plus qu’une simple prière dans les champs. Il percevait, entre les deux personnages, l’emplacement de la tombe de l’enfant du couple. Obstiné à en savoir plus, il fait analyser la toile par le musée du Louvre qui, après avoir passé la toile aux rayons X,   

révèle la présence d’une petite forme rectangulaire, probablement un cercueil, située à l’emplacement désigné par l’artiste surréaliste.

Cette reproduction des personnages du tableau de Millet en grand format amène les spectateurs à travers la posture de

recueillement du couple à une sorte de méditation. 


 

Alben, artiste autodidacte Français est né en 1973.

Il s’inscrit notamment dans la lignée du mouvement des Nouveaux Réalistes et du Pop Art. Ses études sur les matériaux composites l’amènent à participer pendant 15 ans à la fabrication de satellites et de

pièces pour la fusée Ariane. En parallèle, son goût pour l’art le pousse à expérimenter diverses formes de création. Dans les années 90, il s’inspire d’abord du graffiti, ses premières toiles combinent technique au pochoir, sérigraphie et tampons.

Inspiré ensuite par Arman et César, ses sculptures en résine traduisent sa fascination pour les objets du quotidien et plus particulièrement ceux abandonnés.

Son travail de moulage et d’inclusion témoignent d’une quête d’esthétisme mais aussi d’une recherche de dialogue entre fond et forme de l’œuvre. Le résultat mêle adroitement accumulations, assemblages et décalages afin de bousculer nos certitudes. 

Repéré au salon des artistes indépendants à Paris en 2006, ses œuvres sont exposées dans des galeries et des foires d’art contemporain en France et à l’étranger.

Plusieurs solo show lui ont été consacrés à New-York.


albenfactory.com