Sentier d'art environnemental

Lacanau

La ville de Lacanau inaugure son premier sentier d'art environnemental en 2023.

Le concept Terra Medoca est porté par  Aléa, une association de sensibilisation à l'environnement par l'art.



Carte des oeuvres Terra Medoca Lacanau

Toutes les œuvres du Terra Medoca Lacanau

Forgà de Nes

Manutea de Dominique Pios

Forgà de Nes

La Vague de romain Tiercen

La Vague de romain Tiercen

Le Réfugié de Franck Espagnet 

Déferlante de déchets - Mercy Hokusai  de Vanessa Balci 

Le souffle du vent, Sophie Pigeon

Le mimil - SELOR 1988


Le Cantabria - Pour ne pas oublier, Fresque  Christine Germain - ACL


"Lacanau, jamais comme ailleurs" fresque de Sophie Brice


Surf by nature Lacanau-Océan JO de Jérémy Schiavo


Le sentier s'organise autour de trois pôles 

Lacanau Océan

L'essentiel est visible à qui regarde, Arianne
La vague de Romain Tiercen
Le mimil - Selor 1988
Le Cantabria - Pour ne pas oublier
, Fresque  Christine Germain - ACL
"Lacanau, jamais comme ailleurs" fresque de Sophie Brice
Surf by nature Lacanau-Océan JO de Jérémy Schiavo

 Le Lac, Le Moutchic

Le souffle du vent, Sophie Pigeon

Lacanau ville & port

Le geai guetteur de Pauline Beugniot 

Forgà de Nes
Le Réfugié de Franck Espagnet 

Déferlante de déchets - Mercy Hokusai  de Vanessa Balci 

Boucle Lacanau Océan 

L'essentiel est toujours visible, à qui regarde - Arianne

 

À tout âge et en tout lieu, nous sommes constamment entouré.e.s par le vivant. 
Nous inspirons des spores de champignons à chaque respiration, des insectes se déplacent autour de nous et des oiseaux nous observent au moment où nous lisons ces lignes. Au même titre que tous les êtres vivants de la planète, nous sommes cette nature : des organismes interdépendants et membres d'écosystèmes complexes et fascinants. 

Les renards symbolisent la ruse, la sagesse, et pour cause. Ce sont des animaux extrêmement intelligents. Ils ont un rôle essentiel de nettoyeurs de la nature, permettant de garder un milieu en bonne santé. Des services dont nous bénéficions à notre insu... 
C'est ce que peut illustrer cette phrase du Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry " L'essentiel est invisible pour les yeux. "

Le grand renard a l'air paisible avec son rouge-gorge perché sur le nez. Le plus petit, lui, interpelle par son regard calme, doux, sauvage.

Faut-il attendre que l'existence d'un animal ou d'un milieu soit menacée pour en prendre soin ?

Cette fresque cherche à rappeler l'importance de la forêt ainsi que la présence d'autres habitants du territoire avec qui nous cohabitons, qui nous sentent et nous observent, plus souvent que nous (ne ?) les voyons. 

Ariane Illustratrice est une artiste originaire de Carcans. Elle aime créer des illustrations poétiques qui racontent les paysages. Quelques années passées à Tahiti ont alimenté son vif goût pour la couleur et la peinture de paysages à l’aquarelle et à l’acrylique. C’est une artiste qui cherche à montrer le vivant sous une forme sensible, invitant à l’humilité et à la nécessité de le respecter. 

Ariane est spécialisée dans le carnet de voyage à l’aquarelle ; elle enseigne le dessin et la peinture, réalise des prestations d'illustration et de graphisme pour le secteur public ou privé, et présente ses œuvres sur les marchés de la côte médocaine en été.

https://ariane-illustratrice.fr/

La vague - Romain Tiercen 

L’arrivée de ce surfeur magistral sur le front de mer de Lacanau et de sa nouvelle place belvédère, majestueuse, résulte de la rencontre de Romain Tiercin avec Laurent Peyrondet.
De cette rencontre s’est précisée une ambition partagée : faire dialoguer art, identité locale et puissance des éléments.
Installée face à l’océan, cette structure de plus d’une tonne, mêlant bronze et inox, culmine à 4 mètres de hauteur.
Une œuvre imposante et délicate à la fois, un surfeur monumental, figé dans l’élan et la grâce du mouvement, symbole du lien profond de Lacanau avec la glisse, la mer et l’énergie de la nature.
Cette création exceptionnelle, qui fait vivre l’identité et le lieu unique, à la fois ancrée et tournée vers l’horizon, joue avec le paysage, sublime et se sublime avec l’immensité de l’océan, l’infini du ciel et la ville vibrante et résiliente. Le panorama magnifié met en abîme l’horizon de nos points de vue, de nos rêves avec leurs efforts, leurs déboires et leurs succès.
Ce gardien raconte l’histoire de Lacanau, sa culture et son amour de l’océan. Il veille désormais sur son front de mer, sur les baigneurs, les surfeurs, les promeneurs…
Romain Tiercin est un sculpteur inspiré par la puissance créatrice de la nature, autodidacte, polyvalent et persévérant. 
Il nourrit une fibre artistique dès l’enfance, alimentée par ses parents, passe de nombreuses heures dans l’atelier de son grand père compagnon charpentier où il se lie de passion pour le bois.



Jeune adulte, la raison le conduit vers des études d’ingénieur ; une fois son diplôme en poche, il part s’installer dans la ville rose et débute une carrière de manager.
Une dizaine d’années passe, certains évènements tumultueux le bousculent ; la grande horloge tu temps sonne l’heure du changement.
Confronté à la perte de sens, il s’enfonce, au propre comme au figuré, au fond de la forêt et redécouvre une matière vivante qui était proche de lui, le bois. Il se reconnecte à l’art et à lui- même.
La suite, ce sont des heures longues d’apprentissage, de dépouillement et d’envol, le quotidien de l’artiste qui assume bien plus fort qu’il ne doute. Son art s'extirpe du végétal, ses mains se font architectes de l’équilibre, l’artiste et le bois mêlent leur souffle de vie et de mort,  paradoxe de notre condition humaine dont le bronze se fait l’immortel messager.

Manutea l'oiseau blanc, Dominique Pios

Manutea, fille de l’alizée et de la vague a commencé son voyage immobile à Lacanau le 31 mai 2000.
Manutea symbolise l’air qui est suggéré par le dos de la sculpture rappelant une forme d’hélice, élément aérien parfait, terminant deux ailes imaginaires repliées le long du corps.
Réalisée en bois rare, robuste et originaire du Cameroun, le Kevazingo, la sculpture résiste aux assauts du temps et des insectes. 
Ce sont ses qualités et sa texture qui ont guidé le sculpteur, qui l’a façonnée dans son atelier arésien. 
La grume a été choisie sur le port de Bassens, près de Bordeaux, où elle a été acheminée par le cargo Luna.
Cette sculpture haute de 5 mètres pèse près d’une tonne. 
La fixation sur le socle a été réalisée par l’entreprise Lalande de Mios grâce à une double platine métallique scellée dans le bois au moyen d’une résine époxy.
Une sculpture doit inciter au rêve, le promeneur qui s’arrêtera imaginera ces îles lointaines où le feu rencontre Te Are Nui la grande vague, avec des habitants pacifiques et leurs danses voluptueuses comme la caresse des alizés.
Cette fille de l’air vit aux côtés de la Femme Océane qui berce le port ostréicole d’Arès, de la Naissance de la vérité ancrée en région parisienne, de Lilith fille de feu en Andorre, et de Te Are Nui la grande vague à Audenge, une douzaine d’œuvres monumentales au total.

Après une carrière « comme tout le monde », Dominique Pios, qui vit à Arès, est venu à la sculpture pour réaliser un vieux rêve d'enfant.
Autodidacte, passionné, il dispose sans doute d’un don inné. «La passion fusionnelle de l'image de la Femme et des 4 éléments» ce sont ces symboles, à l'image de « voyages ésotériques », qu'il travaille
depuis près de 20 ans.
Des sculptures monumentales en bois, un matériau vivant qu'il faut aimer et respecter. Laisser un témoignage de son passage et faire rêver le passant qui saura s'attarder devant ces images de la Féminité intemporelle.
Les deux dernières œuvres témoignent une nouvelle fois de la féminité faite femme ou incarnée : l’une, « l'Eve du futur » qui a brisé les chaines de la dépendance, a pris place à Arès dans le square des Grands Principes Républicains en hommage aux femmes victimes de violences ; l'autre à Audenge « Te Are Nui », la grande vague née de la rencontre d’un arbre et de l’imaginaire d’un sculpteur.
«Une sculpture doit être un repère dans la ville c'est ainsi qu'elle vit».
https://dominiquepios33.wixsite.com/pios

Le mimil - SELOR 1988

Fresques salle de l'Escoure.

Les deux œuvres sont des peintures figuratives représentant mon personnage « le mimil » dans des décors du littoral.

Il y a une cabane de résiniers, inspirée de celle qui existe encore sur la piste cyclable de Lacanau Océan. Les deux fresques posent la question
de l’éphémère, de la réalité, de face et de dos face à l’environnement. Dans une recherche esthétique, et un sens à plusieurs lectures. 

J’ai commencé à peindre à Lacanau Océan en 2017, j’ai eu l’occasion d’y venir souvent et j’en ai profité pour peindre des murs sur des axes fréquentés, comme les entrées de plages. Certaines œuvres ont été décrochées par des particuliers, ou abîmées par le littoral.


Ces deux œuvres ont été faites lors de mon exposition solo à la salle l’Escoure, elles s’inscrivent dans un projet municipal, comprenant le visuel de la carte de vœux, deux fresques et une exposition le 24.02.
C’est pour moi une forme de reconnaissance du Mimil, comme une adoption de la rue à l’institution.

Surf by nature - candidature de Lacanau-Bordeaux Métropole aux JO 2024 de Jérémy Schiavo

Cette fresque monumentale porte les couleurs de la culture street et glisse de Lacanau. Elle représente les quatre nouveaux sports intégrés aux Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris en 2024 : l’escalade, le surf, le skateboard et le breakdance. Créée pour soutenir la candidature de la Ville de Lacanau en association avec Bordeaux Métropole, pour accueillir les épreuves de surf des JOP 2024 à Lacanau, elle est le symbole de la dynamique humaine et sportive portée par les Canaulais engagés dans ce dossier émulateur,  au service d’un beau projet collectif.L'artiste a proposé une œuvre minimaliste et colorée où les sports sont clairement identifiables. 

Une touche personnelle avec des motifs floraux vient habiller l’ensemble souligné par deux slogans signature de la Ville de Lacanau « Jamais comme ailleurs » et « Surf By Nature ».
La cohabitation des figures sportives avec des éléments naturels en contre-point dit aussi la nécessité d’ancrer les pratiques de loisirs, de sport, amateur comme de haut niveau professionnel, pour limiter les impacts négatifs sur l’environnement. Jérémy Schiavo est  directeur artistique freelance et artiste.

« Lacanau, jamais comme ailleurs » de Sophie Brice

À la demande de la municipalité, Sophie Brice a créé et peint une fresque monumentale sur le mur de la salle l’Escoure. Ce qui émerge de ce projet, c’est le récit simple et imagé de la commune dans toute son histoire, sa richesse et sa diversité « ce côté nature, océan et puis ces plages qui s’étendent à l’infini ».Les richesses naturelles sont donc bien présentes, faune, flore, vague, chenaux, Lacanau est une ville d’eau. L’histoire culturelle locale, architecturale et les pratiques d’aujourd’hui qui donnent sa couleur à la commune sont aussi bien représentées depuis l’ancien terminus des trains de plaisirs : la Villa Plaisance, le petit phare, le kiosque à musique, la plaisance sur le lac, l’esprit tongs, etc. 
Ce dessin en noir et blanc permet à chacun de convoquer dans ses souvenirs les couleurs qu’il veut projeter. Parce qu’un territoire, une commune est ce que les personnes en font. Chaque individu comme toute la communauté imprègne et s’imprègne, d’une manière ou d’une autre, de l’environnement dans lequel il évolue, ici plutôt qu’ailleurs. | 


Directrice artistique amoureuse des voyages, Sophie Brice croque les villes depuis 2015 avec une singularité remarquable. Jamais sans son carnet, cette passionnée d’architecture, de symétrie et de volumes observe les lignes s’entremêler et les formes s’imbriquer. Dès lors, son hémisphère droit entre en ébullition pour transformer sa destination en un puzzle urbain effervescent, véritable cartographie personnelle. Chaque dessin est une invitation au voyage où tout est minutieusement pensé pour refléter au mieux l’essence de la ville ou du pays illustré. Free-lance et maman d’une petite fille, Sophie Brice répond ponctuellement à des commandes de particuliers ou professionnels souhaitant illustrer un événement, mettre en valeur un lieu, célébrer une date symbolique, etc. Et grâce aux réseaux sociaux, son art dépasse les frontières et devient accessible au plus grand nombre. instagram.com/sophiebricecreations

Le Cantabria - Pour ne pas oublier par Christine Germain - ACL

La ville de Lacanau a souhaité inscrire la fresque commémorative de la fraternité canaulaise à l’égard des victimes du naufrage dans le sentier Terra Medoca parce qu’elle fait écho aux valeurs portées par le concept du développement durable tel que défini en 1992 lors de la Conférence des Nations unies à Rio de Janeiro :  le respect de la vie, humaine et naturelle, les droits de l’homme, le droit au bonheur.

 La mosaïque réalisée sur le bateau Cantabria est installée à l'entrée de la plage nord, là où le bateau s'est jadis échoué.




Association culturelle de Lacanau
https://www.facebook.com/acl.lacanau/ 

Boucle Le Lac, Le Moutchic, Longarisse

Le souffle du vent

LE SOUFFLE VENT parle du monde du
sensible, ce monde sans frontières temporelles

ni géographiques nous relie tous.

Le monde entier est plein de vent,

son souffle porte la vie

Tu ne peux le saisir,

Tu ne peux ni le brûler, ni le disperser,

Précieuse liberté,

Je suis le Vent, l’Oiseau, l’Humaine,

Retour aux sources

Mes jours sont un vent qui passe,

Je nais et meurs chaque instant,

Main ouverte dans une communauté
de langage.


Dimensions de l’oeuvre
Sculpture: 1M20 H x 1M40 L x 40 Pr
Socle : 1M H x 1M40 L x 50 Pr

Sophie Pigeon est une artiste canaulaise.
L’humain, l’animal, le végétal et les éléments
sont omniprésents dans son travail, ils s’y
entrelacent et s’y répondent.

« Nous sommes la nature » est l’axiome de
l’artiste.
Le souffle du vent est une œuvre Locale et
participative, Je remercie chaleureusement
mes partenaires pour leur soutien.
Pour ce qui est de la sculpture, Les grès
Médocains à Brach
ont largement contribué,
en m’offrant la terre, la cuisson , leurs conseils
précieux et la résidence d’artiste au sein de
leur usine durant un mois.
Un grand Merci.
La scierie Seguin à sainte Hélène m’a offert ce
beau pin gemmé malheureusement incendié
en 2022 , je suis heureuse qu’il devienne
socle aujourd’hui.
Florent Lagune, scierie mobile à carcans, l’a
généreusement scié.
Delphine Trentacosta, artiste photographe a
assuré le suivi photo du process de travail.

sophiepigeon.com

Boucle Lacanau ville  - Halte nautique du Lac

Le Geai guetteur de Pauline Beugniot

Artiste peintre installée en Gironde, Pauline Beugniot est intervenue dans le cadre d’un projet porté par la Mairie de Lacanau, l’espace de vie sociale La Sorga et le Conseil municipal des jeunes, visant à faire d’un espace vert un lieu nourricier et collaboratif. 
Séduite par la dimension humaine, écologique et pédagogique de cette initiative, elle a été invitée à y contribuer en apportant une touche artistique au lieu. 
Son intervention prend la forme de deux structures en bois réalisées de toute pièce : de véritables totems, conçus et façonnés comme des sculptures en dialogue avec la nature environnante. Ces totems s’intègrent au paysage en y ajoutant une présence sensible, à la fois discrète et symbolique. Ils matérialisent la transformation d’un lieu de passage en un espace vivant, collectif et ancré dans une démarche respectueuse du vivant, notamment grâce à l’initiative de planter un jardin collaboratif et des arbres fruitiers. 
Inspirée par le geste collaboratif à l’origine du jardin, Pauline y inscrit sa propre écriture plastique, faite de formes épurées et d’une attention particulière aux matériaux. Le geai, oiseau symbolique de l’entrée des forêts, il est celui qui prévient tous les autres oiseaux des mouvements à l’orée du bois. Il avait toute sa place pour être le gardien de cet espace naturel. 

Pauline Beugniot, artiste peintre et dessinatrice née en 1985, puise son inspiration dans les paysages de la côte Atlantique et la culture du surf.
Diplômée en Arts Plastiques de l’Université Bordeaux Montaigne, elle développe une œuvre mêlant techniques variées telles que l’acrylique, la gravure et les outils graphiques, sur des supports comme le bois et le papier. Son travail, influencé par ses voyages et sa passion pour le surf, reflète une quête d’harmonie entre l’homme et la nature. Enseignante en gravure, elle partage également son savoir-faire, ancrant sa pratique dans une démarche de transmission et de partage. Son travail témoigne de son engagement pour un art qui relie, qui dialogue avec les lieux et les êtres, et qui invite à voir autrement ce qui nous entoure. »
https://www.pauline-beugniot.com/

Forgà, la forge en ancien occitan
Nes

Il me paraît important de respecter l’aspect historique tout en insufflant une note plus contemporaine, c’est pour cette raison que j’ai conservé la composition de la construction telle qu’elle se présente sur le site
actuellement.
Visuellement, ce rappel évident est volontairement explicite pour le rendre lisible et accessible à tout public.
Le paradoxe du minimalisme de la composition globale avec la présence du métal travaillé plus en finesse et en détail sur les faces me semble intéressant et donne des indices quant à la richesse historique,  patrimoniale, industrielle, artistique et culturelle que la transformation du fer a induit.
Les trois ouvertures présentes sur la construction actuelle sont signifiées sur deux des faces.
Les petites découpes carrées/rectangulaires accolées rappellent les briquettes.
Les volutes symbolisent le Leyron.
L’aspect métal oxydé permet d’intégrer au mieux la sculpture dans le paysage urbain tout en rappelant l’environnement forestier du site de La Forge et souligne la présence de ce dernier à travers les âges.
Les jeux de lumière et les projections d’ombres agrémentent l’œuvre d’une dimension plus intimiste.
Ils invitent à une réflexion sur notre regard, nos perceptions du monde et de notre environnement.
La sculpture a été créée en partie avec des éléments de récupération, elle permet de sensibiliser au développement durable et au réemploi. Les chaînes de tronçonneuse sont issues du territoire médocain.
« Fòrga » signifie la forge en ancien occitan.
Dimensions sculpture « Fòrga»
288,5 x 50x50 cm
Platine 70x70 cm

Nes est une artiste bordelaise installée dans le Médoc. Elle est née en 1979. Designer métal, elle crée des sculptures et du mobilier à partir de pièces métalliques récupérées.
En libérant son geste, Nes dévoile à travers ses sculptures un univers baroque et poétique. Elle puise dans la force du métal pour amener le
spectateur dans son monde d’arabesques, de courbes et de chaînes.
Puissance dans le matériau, fragilité dans les formes aériennes sorties d’un imaginaire complexe.
De l’obscurité à la lumière, de la chaîne à la dentelle d’acier...
Un univers baroque, un autre plus ludique, tous deux se rejoignent dans le même objectif, redonner une âme à des éléments industriels oubliés. Jouer sur les apparences, les ombres, la lumière et les contrastes, traiter des matériaux hostiles jusqu’à les guider artistiquement vers une douceur et une légèreté.
Sa signature artistique qui s’exprime par l’utilisation de chaînes de tronçonneuse lui a valu d’être surnommée par la presse la « dentellière de fer ». Ambivalence entre la forme et la matière, subtilité du langage
plastique, détournement des matériaux.
darknesdesign.com
Instagram @nes_sculpteur

Oeuvre éphémère retirée.
Le Réfugié de Franck Espagnet

La nature nous parle de poésie, de douceur, elle dessine, sculpte des animaux, des fleurs, la vie… et nous, on lui parle de déchets, de forêts brûlées, de guerre…J’ai voulu aborder à travers cette sculpture le message d’une nature mal aimée. Je travaille uniquement les formes et matières naturelles, je ne rentre pas en blessure, je respecte les œuvres de l’artiste, la nature.Elle nous offre tant de poésie dans ses formes arrondies. Je glane ses formes naturelles qui flottent dans l’Estuaire de la Gironde et l’océan. Je devine un muscle, un œil, une joue, après j’assemble ces morceaux de vie. J’ai le sentiment de sauver des naufragés, des abimés, de guérir la planète à mon échelle. Je suis un poète, j’aime croire que la nature nous parle… Elle est blessée par notre mode de vie.Nous sommes au temps du clic où tout va vite, génération plastique… Je ramasse énormément de déchets plastiques, bidons d’huile de vidange, résine, peinture, etc… Beaucoup de bois brûlés, qui m’a interpellé, il flotte le chaos. J’ai trouvé des joues, encolure, œil et j’ai imaginé un cheval en plaine chevaucher à travers nos forêts brûlées, « Le Réfugié ».De ces morceaux abimés, arrachés, brûlés, l’eau les a  caressés…Mes mains ont assemblées cet étalon, aux joues brûlées, qui est venu se réfugier, au bord de l’eau à Lacanau.

 Passionné de nature, je passe mon enfance à l’observer pendant des heures.

Paysagiste de profession, j'aime créer mes jardins. 

En 2011, je suis victime d'un accident de la route, je me suis reconstruit dans l'Estuaire, à travers mes sculptures. Autodidacte je suis...

Nous sommes deux à travailler, la nature et moi, c'est elle qui dessine, forme, sculpte avec ses outils : sable, eau, tempête...

Moi, je glane ses formes naturelles, j'assemble ses morceaux de vie.

Je pars en quête sur l’estran à pied, en canoë, en bateau, au milieu de ces eaux saumâtres de l'Estuaire. Je recherche la forme, l'essence rare et naturelle. Comme pour une pépite dans un ruisseau, l'unique, le beau… Ce plastique inonde ma vue depuis des années, il est partout sur l'estran, les conches, les vasards, les roselières, la misère... De ces déchets, j'ai pour habitude de l'utiliser pour le travailler avec les enfants dans les écoles, pour les consciences.

C'est pour cela que j'aime créer ses animaux, avec des matières naturelles, pour faire aimer cette nature qui est en danger.

Comme une charnière entre la nature et la sculpture, je me situe. J’aime me laisser guider, l'artiste, c'est Elle.

https://franckespagnet.com/



 Déferlante de déchets - Merci Hokusai | Vanessa Balci

L’histoire commence sur la plage, les yeux dans le sable. Difficile dans ce milieu mouvant de dire où commence l’océan et où s’arrête la terre ferme. Les géographes ont décidé pour nous que la ligne de séparation serait celle de la laisse de mer. Une ligne imaginaire, dessinée par la dernière vague et distinguant terre et mer. Une ligne fragile et changeante à chaque marée, entre solide et liquide. C’est dans cette laisse de mer que la houle dégueule algues, bois et déchets. Les premiers sont indispensables à contrer l’érosion et servent d’habitat et de nourriture à toute une faune littorale ; les derniers polluent.
Evoquer la déferlante de déchets plastiques dans l’océan, en réinterprétant le déroulé parfait du Yin et du Yang ayant élevé cette estampe au rang d’icône universelle exigeait de déborder largement de la taille d’une estampe. Ce merci au maître Hokusaï se décline en appel à sa miséricorde : notre négligence trahit notre ignorance passée. Aujourd’hui, nous savons et nous nous engageons à changer.
Tout un inventaire à la Prévert déferle inlassablement des déchets de la société de consommation à chaque vague : 1 bigoudi, 1 hirondelle, 1 cheville, 1 sifflet, 1 pilulier, 1 Mégablock©, 1 boitier de DVD, 1 appât poisson, 1 anse de seau, 1 bouteille de lait , 1 flacon de lessive, 1 bateau Playmobil©, 1 tige de ballon, 1 boîte à savon, 1 branche de lunettes, 1 désodorisant maison, 1 stick de pommade, 1 décoration ange de Noël, 1 volant de badminton, 1 cavalier pour câble électrique, 1 dosette de lait maternisé, 1 casque de chantier, 1 gobelet réutilisable PP, 1 cuillère jetable PS, 1 fourchette jetable PS, 1 bouteille d'eau PET, 2 pots de yaourt, 2 pique-bougie d'anniversaire, 2 manches de rasoir, 3 flotteurs, 3 coupelles pour naissains d'huîtres, 4 brosses à dents, 4 seringues vétérinaires, 5 embouts de cartouche silicone, 6 pinces à linge, 6 couvercles, 7 morceaux de casiers à moules et huîtres, 8 bouteilles de yaourt à boire, 9 stylos & marqueurs, 10 bouts de feuillard de cercleuse, 12 briquets, 15 porte-cigarettes 18 cartouches de chasse, 23 capuchons de stylos, 48 granulés plastiques industriels (GPI),78 bouts de cordage et filets de pêche, 183 coton-tiges, 215 bourres de douille, 222 biomédias, 547 bouchons, et quelques milliers de fragments non-identifiables.

Vanessa Balci se définit comme une Art’iviste plastiqueuse
Sa spécialité est de plastiquer le déni et les idées reçues sur la question plastique, symptôme de notre dysfonctionnement sociétal. Depuis 13 ans, une veille permanente et une synthèse rigoureuse des travaux scientifiques nourrissent ses créations et mettent ce questionnement à hauteur de chaque conscience.Pourquoi ART’iviste ? Elle considère que lorsque les mots échouent à toucher les esprits, une œuvre raconte autrement l’histoire sordide du plastique et réenchante le monde dans un langage pop et coloré qui alerte sans culpabiliser, qui émeut sans attrister, et qui encourage l’action individuelle et collective.L’ambition est de semer, par l’art, dans les cœurs et consciences, pour que fructifient les savoirs, les savoir-faire et notre savoir être.
Que faire, demande-t-elle à travers ses œuvres ? Refuser la fatalité du détritus et refuser que nos vies soient foutues. Ecumer le littoral et remplir mes cabas du grand fatras que l'on ne veut pas ; Valoriser chaque morceau en coup de pinceau, pour composer un tableau, Essaimer du beau, du pop, du rigolo avec ce qu’il y a de plus crado, Répéter tous ces gestes jusqu'à esquisser un petit manifeste naturaliste et humaniste. Rêver à l’invention d’une humaine culture qui s’ancre dans un rapport mutuellement pérenne avec la nature. Les collages de Vanessa Balci sont exclusivement composés de ces déchets plastiques échoués sur les plages.Ni colorés, ni taillés, ni modifiés, elle les utilise tels qu’elle les trouve sur le rivage, dans leur beauté singulière.


Mairie de Lacanau

lacanau.fr

Achat des œuvres permanentes, accompagnement technique, financier sur la communication et logistique


Communauté de commune Médoc atlantique

https://www.ccmedocatlantique.fr/

Soutien financier œuvres temporaires Festival Marée basse in situ


Oeuvre temporaire installées à l'été 2023

Micro-faune, le monde des insectes à côté de la maison de Thierry Karm

Voici quelques unes des histoires que raconte la nature dans la prairie autour de la maison du photographe, au coeur du Médoc, tout près de Lesparre, prairie qui est fauchée une fois par an et qui, le reste du temps, se débrouille avec son peuple de garennes et de couleuvres. Voir évoluer tout cela pendant deux mois, c'est se régaler de cette diversité, en témoigner, comprendre tout ce micro-monde que les bêtises de l'homme ont tant abîmé. Nous avons cette chance incroyable qu'ici tout cela existe, subsiste. Patrimoine naturel éminemment précieux. 
Au printemps, l'inflorescence de l'ombellifère est encore fermée et très verte. Un peu plus loin, entre les délicates et frêles fleurs de lin qui s'ouvrent ainsi chaque matin pour se refermer le soir, une mélitée du plantain attend elle aussi et se sèche au bout d'une tige, la tête en bas, juste sous la fleur de cumin des prés. Spectaculaire assemblage grouillant, montant, descendant, volant, de l'araignée crabe, rose comme une guimauve,  à la sauterelle verte, après plusieurs mues, qui commence à peine à développer ses ailes, la cétoine grise, le cercope sanguinolent, les véroniques de perse, les orchis bouffon et, rareté, les orchis blanc… 

Les gens se promènent sur les plages, vus du haut de la dune, ils font un peu penser à la prairie et à ses habitants. Sans doute la même fragilité.  

 Photographe médocain désormais dordognais, Thierry Karm travaille sur les paysages, les horizons et les lumières, mais aussi la faune et la flore.Pendant la crise sanitaire, il a exploré la prairie d’« à côté » et en a tiré cette série Micro-faune. Les tirages sont de dimension modeste pour inviter à s’approcher, à rencontrer ce petit monde que parfois on ne voit pas.L’installation sur les tiges de fer sert à donner du mouvement. Juchées sur de hautes herbes, les photos ondulent, bougent, mais ne ploient pas. Pour le photographe Thierry Karm, « Il faut aussi apprendre à regarder, apprendre à comprendre, pour apprendre à respecter ces minuscules morceaux de vie.»
Retrouvez son travail dans Facebook Thierry Karm

Oeuvre temporaire retirée

Les Naufragés de la Méduse de Véronique Grenier 

Travail in situ ouvert au public  
Véronique Grenier nous propose cette œuvre de land art in situ créée sur place pendant TROIS jours de résidence au milieu de cette nature grandiose de bord de lac.

Le land art est l’expression d’articulations intenses entre une œuvre et un site de création. Réalisées avec de la terre, de la boue, des pierres, des végétaux ou encore des branches, les œuvres de land art ne sont pas seulement posées sur le sol, mais elles font souvent corps avec lui.

En ce sens, on parle d'œuvres in situ, sur place. L'œuvre ne peut pas être transportée ailleurs. 

C’est le lieu qui a fait naître l’idée, le projet et la réalisation.

L'œuvre ne peut être comprise et perçue qu’en considérant son lieu de présentation. Elle raconte le milieu dans lequel elle est intégrée.

L’installation évolue avec le temps jusqu'à son éventuelle dégradation. L'œuvre devient ainsi éphémère, et rappelle la fragilité des milieux.

Créé dans les années 60, le courant artistique du land art qui voulait faire sortir l’art des galeries et des musées, associé à l’art in situ, ont permis de faire émerger un art environnemental ou écologique.

Les premiers gestes de ce mouvement artistique pouvaient être très interventionnistes et des productions monumentales. Ici c’est une co-création avec le milieu par les matériaux et des dimensions moyennes à l'échelle du cadre.

C’est faire apparaître  une entité ou un bestiaire inspiré de l'histoire du territoire et d'une mythologie réinterprétée à travers les inspirations du lieu, notamment l’histoire des naufrageurs médocains qui allumaient des feux pour amener les embarquements à échouer sur les plages … Et qui dans notre époque, peuvent évoquer les naufragés de l’anthropocène, à l’image du célèbre naufrage du navire La Méduse qui ont terminé sur un radeau, pour ne pas avoir navigué de manière concertée (Théodore Géricault le tableau le Radeau de La Méduse, 1819). 

 Véronique Grenier vit entre Bordeaux et Soulac. Elle exerce pendant 10 ans en psychiatrie, et se tourne en parallèle vers la médiation artistique. De l’écoute éthique à l’élan poétique, elle fréquente les Beaux-arts, développant des univers plastiques singuliers par des poèmes d’actions dans l’espace public.

Sur le littoral atlantique de l’Amélie dans la commune de Soulac, elle sculpte un Musée éphémère, inlassablement depuis 2020, comme une épiphanie joyeuse où elle invente un monde en soulignant les aspérités proposées par l’érosion naturelle.


Elle sculpte à même l’argile du littoral des bas reliefs et une mythologie intime. En fondant la structure du Musée éphémère, elle propose une réflexion autour de ce territoire érodé et fait le pari de la rencontre des différents discours artistiques, écologiques et scientifiques, pour sensibiliser à l’accentuation de l’anthropocène et de nos vulnérabilités.

Elle réalise également des œuvres éphémères en land art, in situ, seule ou lors d’ateliers collectifs pour partager une expérience sensitive et artistique.


Artiste plasticienne / Comédienne / Psychologue clinicienne / Formatrice [email protected]

https://www.instagram.com/musee_ephemere/ 

 Insolites du Médoc de Delphine Trentacosta & Christian Coulon 

Christian Coulon et Delphine Trentacosta sont partis à la recherche d'un autre versant du Médoc.

« Un Médoc moins visible, plus discret, plus secret, plus modeste, mais qui n’en est pas moins digne d’intérêt. Un Médoc intime, fait de lieux, de paysages et de monuments que l’on nomme quelquefois « petit patrimoine », mais qui méritent l’attention car ils racontent des histoires et finalement toute une histoire. L’histoire vue « d’en bas », l’histoire telle que l’ont vécue et la vivent toujours « les gens d’ici », comme dit la chanson. »

Leurs choix sont personnels et relèvent de leur sensibilité. Ils ne visent pas à l’exhaustivité. Il ne s’est pas agi pour eux de proposer un guide mais plutôt de donner l’envie de visiter le Médoc autrement, un Médoc plus secret et plus intime. 

  1. La fontaine de Bernos, Saint-Laurent-Médoc
  2. Réplique de la Grotte de Lourdes, Pauillac
  3. La Tombe de Louis Brière, Contaut Hourtin
  4. La Chapelle de Pey Berland, le dernier évêque gascon, Avensan
  5. Les Sphinx du Château de Beychevelle
  6. Le renouveau du gemmage au Porge
  7.  La ferme fortifiée de Sémignan, Saint-laurent -Médoc
  8. la chapelle Saint-François d’Assise de Longarisse 

 Christian Coulon est médoquin, universitaire, spécialiste de l’Afrique et du monde musulman, mais aussi du Médoc ; il est également écrivain. 

Il est notamment l’auteur de « Le Cuisinier médoquin » (éditions Confluences (2000), « Ce que manger Sud-Ouest veut dire » (Editions Confluences, 2003), « Festins gascons » (Editions Confluences, 2005), « La Table de Montaigne » (Arléa, 2009), « Médoc, Les Valeurs du lieu et autres textes » (Editions Confluences, 2014).

Pour Delphine Trentacosta « Photographier, c’est écrire avec la lumière…»

Photographe engagée, diplômée de l’École nationale supérieure de la  photographie d’Arles, Delphine vit et travaille dans le territoire médocain depuis 1994. 

elle aborde de sujets tels que l’érosion du trait de côte avec notamment « Les 111, d’une pointe à l’autre » longue fresque photographique de 111 mètres qui dresse un portrait panoramique de l’état du littoral girondin, ou encore Regards croisés sur l’Estuaire, fresque de 130 mètres pour 130 km de côte. Elle travaille aussi depuis toujours sur l’impact des déchets de l’homme dans la nature. 

L’exposition insolites s'accompagne d’un livre « Un autre Médoc », paru aux Éditions Confluences en juin 2017 - 32 lieux, 32 textes, plus de 90 photos secondaires de points de vue subjectifs.
https://www.delphine-trentacosta.fr/