Edition 2022

Terra Medoca Vendays-Montalivet #2

Aléa et la mairie de Vendays-Montalivet organisent la deuxième édition du sentier d’art environnemental qui  comporte à partir du 18 juin  10 œuvres permanentes et 5 œuvres temporaires.

Nouvelles œuvres, nouveaux horizons  en 2022

La deuxième édition du sentier accueille des œuvres permanentes  :

  • L'Angelus d'Alben s'installe définitivement dans le jardin de la Cure dans le bourg de Vendays
  • Le Serpent dragon Meugas de Max Manizan est à retrouver au Pont de la Brède, aux abords du marais.
  • 3 blocs EDF tagués par Vincent Richeux se relient en couleurs à Montalivet.
  • Et le logo de la commune réalisé à la sauce Régénération en œuvre participative sous la houlette  de Mikaël Mourgue rejoint les œuvres déjà installées à la Grange du patrimoine. 


...  et des œuvres temporaires avec ... 

  • Le totem Montaïdon de Mikaël Mourgue contre la pollution par les plastiques 
  • Les mandalas floraux de Delphine Trentacosta, travail photographique réalisé pendant le confinement, 
  • 2 œuvres collectives réalisées avec les enfants du centre de loisirs de la commune : sous les pavés la plage et Au cœur de la vie.

sont à retrouver principalement dans le Bourg de Vendays.

  • Le triptyque Triblue de Cyril Art,  inspiré de l’art kanak et érigé en gardien protecteur de l’océan est quant à lui installé dans la dune de Montalivet


 Le sentier poursuit sa mission avec une promenade balisée d’une œuvre d’art à une autre pour sensibiliser aux enjeux environnementaux locaux et globaux.

L'Angelus d'Alben

 

L’Angélus, est une proposition de réinterprétation du tableau de Jean-François Millet peint au milieu du XIXème siècle. En plein travail des champs, deux paysans ont posé leurs outils pour prier en l’honneur de la naissance de l’enfant. Le tableau possède un second sens, que Dali chercha à comprendre.

Ce tableau l’angoissait et l’attirait profondément sans qu’il ne sache pourquoi.

Dali voyait intuitivement dans la toile originale, plus qu’une simple prière dans les champs. Il percevait, entre les deux

personnages, l’emplacement de la tombe de l’enfant du couple. Obstiné à en savoir plus, il fait analyser la toile par le musée du Louvre qui, après avoir passé la toile aux rayons X, révèle la présence d’une petite forme rectangulaire, probablement un cercueil, située à l’emplacement désigné par l’artiste surréaliste.

Cette reproduction des personnages du tableau de Millet en grand format amène les spectateurs à travers la posture de

recueillement du couple à une sorte de méditation.


 

Alben, artiste autodidacte Français est né en 1973.

Il s’inscrit notamment dans la lignée du mouvement des Nouveaux Réalistes et du Pop Art. Ses études sur les matériaux composites l’amènent à participer pendant 15 ans à la fabrication de satellites et de

pièces pour la fusée Ariane. En parallèle, son goût pour l’art le pousse à expérimenter diverses formes de création. Dans les années 90, il s’inspire d’abord du graffiti, ses premières toiles combinent technique au pochoir, sérigraphie et tampons.

Inspiré ensuite par Arman et César, ses sculptures en résine traduisent sa fascination pour les objets du quotidien et plus particulièrement ceux abandonnés.

Son travail de moulage et d’inclusion témoignent d’une quête d’esthétisme mais aussi d’une recherche de dialogue entre fond et forme de l’œuvre. Le résultat mêle adroitement accumulations, assemblages et décalages afin de bousculer nos certitudes.

Repéré au salon des artistes indépendants à Paris en 2006, ses œuvres sont exposées dans des galeries et des foires d’art contemporain en France et à l’étranger.

Plusieurs solo show lui ont été consacrés à New-York.


albenfactory.com



Meugas de max Manizan

Le serpent dragon des marais

“Je suis fils de Terre Mère, messager du cycle de la vie, à l’image de ma peau qui se renouvelle, je suis le gardien de l’arbre de la connaissance, compagnon de l’éternelle création, je délivre le caractère immuable du temps par la fin de chaque cycle, je suis le lien entre le ciel et la terre, comme la lune agit sur les eaux, j’ondule et viens à toi le temps d’une renaissance.”
Ce serpent est né à l’origine pour l’exposition de plage Marée basse en 2017. Il est entièrement réalisé en bonbonnes de gaz et orné d’un bois de cerf trouvé en forêt de Vendays.
Meugas est un lieu-dit de Vendays-Montalivet. Son origine en gascon occitan reste un mystère.

Max Manizan 

Enfant du pays, j’ai appris à nager dans le chenal du Gua, au milieu des marais de Vendays-Montalivet. Adulte, devenu charpentier, j’ai reproduit un calup en bois, avec l’aide des anciens du village. La reproduction installée au Pont de la Brède est un moulage de mon calup. Ces petites barques à fond plat servaient à parcourir les marais peu profonds.Je suis revenu à la terre mais désormais pour la cultiver, comme maraîcher bio.En tant qu’artiste, je travaille le bois, je le transforme, le réinvente.  C’est mon souci permanent de protéger notre environnement et de le conserver qui m’ont conduit à questionner d'autres matériaux, pour eux aussi les transformer et les rendre  aux milieux naturels, in situ. J’ai fait mienne la maxime “Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme".  Réaliser des oeuvres in situ avec des matériaux d’ailleurs accentue par le décalage, le questionnement sur le milieu, oblige à regarder autrement la nature qui environne l’oeuvre et renforce ainsi le lien par le regard.
Max Créations FB

 
Street art, fugacité et transmission

De Vincent Richeux

La mise en avant de la culture est primordiale dans le territoire. C'est une source indéniable de lien social, de mise en avant du patrimoine voire même un levier économique source de revenus et d'emploi. Décorer les blocs EDF, infrastructures qui font partie de nos paysages et symbolisent les exigences d’évolution de nos modes de consommation énergétique, est un moyen de sensibiliser à la fois au beau et à la fragilité de nos espaces. Je suis toujours honoré d'attirer l'attention, via des œuvres Street art, sur un lieu ou un objet qui était jusque là, dégradé ou invisible. L'accumulation de mots clé rattachés au terroir médocain est ce rappel de notre identité environnementale, sociale et culturelle. Ce savant et subtil mélange entre terre, vent, forêt et océan. Entre cannelé, vin et chocolatine ;-) Parce qu'on est "gavé bien" en pays Médoc !Le street est un art partagé, qui produit des œuvres éphémères, fugaces parfois. Chaque artiste peut venir compléter ou transformer ou couvrir une œuvre déjà réalisée. C’est le phénomène de la stratification, des couches qui s’ajoutent les unes aux autres, de l’empilement des savoirs, de la transmission entre artistes et avec le public. De la création même qui se nourrit des artistes et des œuvres d’avant. De la terre qui se construit sur les sédiments d’avant, de l’interdépendance, du renouvellement, de l’origine, de la source…. à préserver. 

 

Vincent Richeux 

est né en 1974. A 27 ans il décide de donner une autre coloration à sa vie et de prendre un chemin de traverse parce que « L’art est plus important que la vie ».Et parce qu’un soir de vernissage, un collectionneur glisse au creux de son oreille  « L’école des autodidactes est la seule qui ne fermera jamais », il n’a plus posé ses pinceaux et ses bombes depuis 20 ans. Il tire son inspiration depuis plusieurs années du monde animal et de la pop culture de son enfance. Son travail animalier, subtil mélange de peinture à l’huile et de bombe aérosol, est résolument tourné vers la captation des émotions et des sentiments à travers les regards.La série Street Art est, elle, plus tournée vers une ode à l'esthétique graphique et télévisuelle des dernières décennies. Il réalise de nombreuses expositions en France et à l’étranger.Il vit et travaille aujourd’hui dans le Médoc de la  côte atlantique.
https://vincent-richeux.fr/ 

 
Un logo à la sauce Régénération

Œuvre participative avec Mikaël Mourgue

Création de l’identité / logotype de la commune de Vendays Montalivet  à la sauce Régénération…

Comment sensibiliser et faire réagir le plus grand nombre à ce problème de pollution de notre environnement et de nos plages par le plastique et arriver à transmettre une nature plus propre et saine à nos enfants ?

“RÉGÉNÉRATION” propose dans son processus créatif et de communication, des ateliers participatifs ouverts à tous à des fins de sensibilisation. Ici il s'agit de réaliser l’identité de la commune de Vendays Montalivet en utilisant les déchets de la pollution plastique récoltés sur nos plages du Médoc ; d’attirer l’attention, de communiquer la problématique et de faire parler de ses actions grâce à ses créations originales, colorées et engagées...

Un atelier artistique eco-engagé pas comme les autres !

Merci aux participants, à Aléa et à la commune de Vendays/Montalivet pour son engagement écologique !

Mikael Mourgue / Designer et fondateur de

Régénération "The Beach attitude"



Œuvres temporaires #2

Méditation florale de Delphine Trentacosta

Une série de créations photographiques en forme de mandalas, réalisées à partir de photographies macroscopiques de fleurs, prises dans les différents biotopes de Vendays-Montalivet, pendant les confinements, et travaillées, composées sur ordinateur. Dans sa dimension répétitive et organisée, le mandala fait ressortir les liens entre les différents aspects éveillés et non-éveillés de notre expérience avec la nature.  Il sert d’appuie à une représentation d’une cosmogonie, la construction de l’univers visible et invisible, le monde dans son ensemble et sa totalité. 

“Ce recentrement contraint et forcé que nous a imposé ce virus m'a amené à travailler sur cette nature proche et banale et en révéler sa beauté et sa variété. Des exercices photo quotidiens que je m’imposais, comme des mantras pour exercer mon oeil et mon esprit à rester éveillée et sensible car il n’y a pas meilleurs guérisseurs que Dame Nature :

Quand tu sens que ça ne va pas, 

Va-t’en dans la nature, 

Regarde, écoute, pense ;

C’est un médecin 

Qui sait toujours guérir ! *

*Et puis reprendre haleine, Soeurette Allard, les éditions de  l’estuaire

Chaque variété photographiée est nommée en français et en occitan, il est notre petit patrimoine naturel  et local, apprenons à nous l’approprier.


Delphine Trentacosta, photographe engagée, vit et travaille sur le territoire médocain depuis 1994. Elle travaille sur le patrimoine naturel et culturel local.  Son parcours est à la fois photographique et activiste.  “Les 111, d’une pointe à l’autre” longue fresque photographique de 111 mètres qui dresse un portrait panoramique sur l’état du littoral girondin en montrant sa beautée et sa fragilité est un des gros projets que la photographe a mené grâce au soutien de l’association Aléa, (art littoral et environnement en Aquitaine) et il fait écho à son action “abscisse 111, longue marche sur ce même littoral, effectuée en 1994 et destinée à sensibiliser déjà à la pollution marine ! Son engagement sur le terrain notamment avec l’association Alea depuis 2013 lui permet de sensibiliser un large public en menant diverses actions où se mêlent l’art et l’environnement car pour elle l’art se doit d’être utile.
https://www.delphine-trentacosta.fr/

Montaïdon de Mickael Mourgue


Dieu de l’océan de Monta pour la protection et le respect de l'océan

Un totem qui s’inspire de la culture des premières nations en Amérique.

4 faces, une couleur spécique par face en relation à la pollution plastique  : rouge, jaune, bleu, vert, avec une inversion de couleur par face pour faire ressortir des mots et des icônes.


Ce Totem très coloré va attirer l’attention pour sensibiliser sur la problématique de la pollution plastique de nos océans et celle du suremballage.



Mikaël Mourgue est originaire de Bretagne, de l’océan, du surf et de la voile qui donnent au quotidien son lot de défis, de folie et de liberté.

Il  est designer et fondateur de RÉGÉNÉRATION "The Beach Attitude", une association destinée à promouvoir la défense de l’environnement.

Sensibiliser par une création attirante, positive et colorée sur les problèmes de pollution de nos océans et plages par les déchets plastique…

“The beach attitude” est un mouvement artistique éco-engagé, qui a choisi d’utiliser la matière recyclée dans son processus de fabrication et de communication. 

Créer pour attirer l’attention. Permettre au plus grand nombre de prendre conscience du danger de cette frénésie de sur-consommation, gaspillage et pollution qui ruine notre terre. Sensibiliser les générations actuelles et futures à la sauvegarde de nos océans et de notre planète.


http://mikaelmourgue.com/



Triblue de Cyril Art

 

L'oeuvre "triblue" est inspiré de l'art kanak avec des influences africaines.Dans la culture kanak, le totem a une place centrale. Tout clan se réfère à un ensemble totémique, élément du monde naturel, qui est à la fois gardien et protecteur.  Également, dans certaines croyances africaines, le totem crée un lien, entre les animaux ou les végétaux et les groupes ou individus d'un clan. Le totem est sacré.Cette série Triblue par ses couleurs et son matériau, en robinier, propose une passerelle entre l’individu qui s’en approche et la nature environnante : l’océan, les végétaux, le ciel. Il  invite aussi à prendre soin, à protéger cette nature.

Sculpteur sur bois autodidacte, né à Auxerre, il commence la sculpture lors de ses voyages entre deux saisons à Lacanau. 
Asie, Australie,Afrique et les îles de l'océan indien.Après un dernier trip en Afrique du Sud, où il séjournera un peu plus de 2 ans, il s'installe définitivement à Lacanau.Il réalise de nombreux trophées de surf et expose entre Bordeaux et Biarritz.  

Œuvres collectives en atelier


  • Sous les pavés la plage
  • Le jardin de la biodiversité
  • Au cœur de la vie


Sont trois œuvres réalisées avec les enfants de la commune de Vendays-Montalivet lors d'atelier tenus au long de l'année.
Ces ateliers dans le cadre du programme J'aime Mon littoral de l'association Aléa sont destinés à nourrir la conscience environnementale des jeunes du villages ainsi que des touristes.
Les œuvres réalisées sont installées dans le sentier d'art ainsi que pendant le festival Marée basse > https://www.mareebasse-expo.fr/